En France, l’ampleur du gaspillage à tous les stades de la chaîne alimentaire devient de moins en moins supportable alors que 3,5 millions de Français bénéficient de l’aide alimentaire.
Le gouvernement a lancé l’an dernier un plan visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici à 2025. De son côté, Le Cese (Conseil économique, Social et Environnemental), estime qu’une harmonisation de l’étiquetage des denrées alimentaires - en particulier sur les dates de péremption – entre la métropole et les DOM TOM serait déjà un levier efficace contre le gaspillage.
En effet plus de 300 produits frais font l’objet d’une DLC (Date Limite de Consommation) différenciée en métropole et dans les départements d’outre-mer. Les Ultra-marins seraient-ils des Surhommes ? Ainsi certains yaourts ont une DLC de 30 jours en métropole et de 50 jours outre-mer, le reblochon est commercialisé avec une DLC de 35 jours dans l’Hexagone et de 70 jours dans les départements ultra-marins et «tel sachet de gruyère râpé» avec une DLC de 40 jours en métropole et 180 jours dans les Dom Tom. Rien d’illégal cependant, puisque les fabricants sont libres de fixer la DLC sur leurs produits. Mais d’ici quelques mois, avec la nouvelle loi sur l’alimentation, les durées de consommation des produits commercialisés en outre-mer et en métropole devront être identiques. D’ici là et pour éviter de jeter inutilement, lisez bien les étiquettes, dites-vous bien que les industriels ont prévu des délais au-delà des dates qu’ils mentionnent et que passé minuit, à l’inverse du carrosse et de la citrouille, votre barquette de jambon ne se transformera pas sur le champ en bombe à retardement.
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